Passage d’un train de déchets nucléaires à la gare de Versailles Chantiers
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Provenant d’Italie, d’un site de stockage d’Avogadro dans le Piémont, un train de 13 tonnes de déchets hautement radioactifs serait passé dans la plus totale discrétion en pleine heure de pointe sur la ligne du RER C si des militants Europe Ecologie/ Les Verts ainsi que des militants de Sortir du nucléaire n’avaient pas averti les voyageurs dans plusieurs gares des Yvelines à Versailles, Les Clayes-sous-bois et Mantes-la-Jolie notamment.

Des tracts ont été distribués sur les quais pour informer les voyageurs et discuter avec eux des dangers du nucléaire, de la totale opacité autour de la question des transports de déchets radioactifs ainsi que les alternatives et moyens pour sortir du nucléaire. Tout est fait pour cacher ces convois à la population. Les élus locaux ne sont même pas informés du passage du train sur leurs communes. Quelles mesures de sécurité sont prévues en cas d’accident? Qui peut réagir si un problème survient ?

Ce convoi parti dimanche soir d’Italie et à destination de Valognes dans la Manche a traversé la France et la traversera à nouveau en sens inverse une fois ces déchets « traités » à l’usine AREVA de la Hague.

« Le traitement des combustibles usés : une prestation de service » selon le site d’Areva.

« traités » entre guillemets car le traitement ne resout rien du problème des déchets nucléaires. Ce traitement va permettre de séparer les éléments radioactifs pour en obtenir d’autres : MOX, plutonium, tout aussi toxiques, ils peuvent être utilisés dans certaines centrales nucléaires ou à des fins militaires.

En attendant, on nous promet depuis des décennies des solutions technologiques miraculeuses pour traiter ces déchets. Pour l’instant ce sont des déchets radioactifs encore pendant des milliers d’années que nous léguons à nos enfants et aux générations futures.

A l’heure où les trains nucléaires empruntent des trajets classés « confidentiel défense » pour pallier tout risque terroriste, EDF (et par conséquent AREVA) fait tout pour garder ses parts de marché. EDF veut se développer et il ne faudrait pas que la filière photovoltaïque l’en empêche. A coup de campagnes de communication, on sappe la filière concurrente qui dérange.

Le photovoltaïque patauge, est malmené par l’Etat français : révision des tarifs de l’électricité produite, baisse les crédits d’impôts octroyés aux particuliers qui installent des panneaux : le lobby nucléaire en France veille au grain.

Il ne faudrait pas s’aviser à développer trop rapidement ces énergies alternatives propres : solaire, photovoltaïque, éolien trop rapidement, cela pourrait réduire les marges d’EDF et AREVA !